Certes, l ’homme est un animal social, mais surtout un être vivant dans un monde ou chaque jour, chaque
seconde, la prolongation de l’existence est une lutte sans merci. Nous tuons animaux et végétaux pour nous en nourrir, pour nous défendre, ou pour tout
autre motif concernant nos conforts et plaisirs. Des plus grands aux plus petits, jusque dans notre corps, se déroulent des combats contre les germes qui s’y introduisent et qui menacent notre santé.
Nous luttons contre les animaux, les végétaux, et même nos pareils.
Pourtant, toute notre vie, nous vivons par et pour l’amour.Tout d ’abord, nous sommes le fruit de l’union de nos
pères et mères. Nous sommes nés parce que nous avons été acceptés, attendus, voire désirés par eux, bien que nous leur en fassions voir de toutes les couleurs.
Dès que nous sommes dans le ventre de notre mère, il y a les malaises, les vomissements, les angoisses liées aux risques de fausse couche dont on
s’empresse de bombarder les femmes qui attendent un enfant. Il y a encore les préparations prénatales, notamment
pour se prémunir des affreuses douleurs qui ne font pas faute, en attendant, de terroriser. Les angoisses liées aux « transformations physique et psychologiques », la peur
d’être laide, de ne plus plaire à son conjoint « dans l’état où on est », l’interruption de carrière professionnelle, la perdre son emploi, etc.
Le père a sa part, et n’est pas lésé. Il partage les angoisses de son épouse, lui montre chaque jour, dévouement et affection, cherche par tous les
moyens à la rassurer, perd du poids à mesure qu’elle en prend etc. Puis, quand nous naissons, nous sommes la pluie et le beau temps pour nos parents,
qui représentent, pour un temps, l ’idéal en ce bas monde. Et cela, jusqu’à la fin de leur vie.
L’homme est un animal social. Un homme est une entité, un organisme individuel, composé
d’un ensemble d’organes interdépendants. Ainsi, si un organe souffre, tout l’organisme en pâtit.
De même, un disfonctionnement chez un individu affecte tout le groupe social, car l’individu est un organe de l’entité groupe social. L’individu influence le groupe, et tous les
individus de ce groupe.La perte d ’un individu peut être considérée comme
un grave dommage, ou passer inaperçue. Dans tous les cas, les conséquences ne sont pas mesurables.
Un individu est capable de sacrifier ses intérêts, et même sa vie, pour un autre individu, ou pour un groupe. Il peut, à l’inverse, sacrifier les intérêts ou la vie d’un autre individu pour sa vie à lui, ou pour ses propres intérêts.
Une entité sociale se comporte envers les organes individus qui la compose, de la même manière qu’un individu
se comporte envers lui-même.Comme un individu peut synthétiser un comportement destructeur envers un ou plusieurs organes, ou la totalité, une entité sociale peut faire de même envers un,
plusieurs individus, ou la totalité.
Chaque organe individu se comporte selon les directives de l’entité sociale selon le point de vue social, mais du point de vue individuel, chacun se comporte selon ses « propres »
directives.
Mais d’où viennent ces disposition que nous sommes capables d’avoir les uns pour les autres, allant de
la haine la plus dévorante à l’affection la plus tendre ?
Par Albert
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Publié dans : philosophie
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