INTRODUCTION
AIMEZ VOUS LES UNS LES AUTRES
Cette phrase, connue de tous, porte en elle le principe fondamental de l ’idéal social. Nous avons
tous, dans le fond, le même idéal social, qui est d’être aimé de tous.
C’est dans la forme que sont les divergences.
C ’est sans doute aucun, noyé dans ces divergences, la complexité et l’immense richesse de leurs
variétés, que nous perdons de vue que le bénéfice visé par cette idée est que si chacun veillait au bien de son prochain avec autant de soin et d’honnêteté que pour lui-même, chacun verrait par le fait même, tous les autres veiller sur ses propres intérêts avec le même soin.
Ce n ’est pas le cas, et cet "amour pour son prochain " revêt des aspects dont la variété et les nuances font que nous avons toutes les peines à
définir seulement ce que l’on peut appeler « Amour ».
On parle d’amour conjugal, filial fraternel, et de niveaux d’affection : Cordialité, camaraderie, amitié, etc. Une riche panoplie de sentiments très classés et hiérarchisés.
Cela va de vague copain copine, à collègue, connaissance, au véritable ami.
La qualité idéale de l’amour et de l’amitié semble être le côté
durable. Comme pour certains vins et fromages, les sentiments passent pour se bonifier avec le temps.
Les amis de longue date sont très prisés.
Vingt ans de vie de couple, çà se fête. Cinquante ans, c ’est encore mieux. Le Top Niveau, c’est quand on reste fidèle
jusqu’après la mort.
On fleurit et on entretient la tombe de l’être aimé.
Quand on sera décédé à son tour, on se fera porter en terre auprès du cher disparu. Ainsi, on sera unis pour l’éternité.
Si les circonstances, dont les moyens financiers le permettent.
Quoi de plus beau, de plus noble, que de faire le sacrifice, l’abandon de sa propre vie pour l’être aimé ?
Car l’amour prime sur la vie.
L ’amitié aussi. On peut sacrifier son existence à un ami. Pour lui éviter la mort, le déshonneur, ou toutes
sortes de grands malheurs.
De tels sentiments, de telles abnégations, ne laissent pas indifférent.
Selon les points de vue, on sera admiratif, ou on sera peiné. On dira « Quelle grandeur d’âme ! » ou au contraire : « Quel(le)
imbécile ! ».
On pourra encore dire l’un en pensant l’autre, etc. Les combinaisons sont multiples !
C’est merveilleux !
C’est très diversifié.